La forêt de Sénart

Poumon vert du sud-est parisien, la forêt de Sénart reçoit plus de 3 millions de visites par an.

La forêt de Sénart s’étend sur un plateau ouest de la Brie, entre les vallées de la Seine et de l’Yerres. Sa superficie est d’environ 3000 hectares.

Son sol, principalement argileux, (mais on trouve également des sablières) explique la présence de centaines de mares, qui la rend impropre à l’agriculture,
et qui lui a permis d’être préservée du déboisement.


Un peu d’histoire

La forêt de Sénart était une forêt sacrée du druidisme, et une relique de l’ancien arc boisé de l’est parisien, qui joignait le bois de Vincennes au nord à la forêt de Fontainebleau au sud.

Saint-Louis aimait se reposer à l’Ermitage qu’il aurait lui-même créé. Située à moins de 30 km de la capitale, la forêt est d’ailleurs rapidement convoitée par les rois de France ; elle est ainsi rattachée au domaine royal sous Philippe Le Bel. Son frère cadet, Philippe de Valois, y rédigea la première « Charte des Eaux et Forêts » en 1346 en son château de la Tournelle, aujourd’hui disparu.

Louis XIV fait aménager des routes forestières rectilignes et des carrefours en étoile afin d’y développer la chasse (loup et cerf), tandis que des vastes travaux de drainage sont entrepris (création de nombreux fossés qui existent toujours). Louis XV aurait rencontré Madame d’Etiolles (future marquise de Pompadour) lors d’une chasse en forêt de Sénart. En 1775 un nouveau pavillon de chasse est construit au cœur de la forêt : l’actuelle faisanderie de Sénart. Louis XVI appréciait également la chasse en forêt de Sénart en compagnie de son frère, le comte de Provence, qui résidait à Brunoy ; Soufflot fût alors chargé de construire un obélisque, actuelle Pyramide de Brunoy, pour marquer leur lieu de rendez-vous.


Faune et flore

Le gibieJPEG - 6.7 kor se compose de sangliers, de chevreuils, d’écureuils, de renards, de lièvres et de lapins. Pour réguler leur population qui augmente de façon anormale faute de véritables prédateurs, l’ONF organise régulièrement des chasses. Malgré tout, les renards commencent à peupler certains quartiers des villes limitrophes. La gent ailée est représentée par les pigeons, bécasses, corbeaux, canards, corneilles, pies et geais.

Les principales essences sont le chêne, le châtaignier, le charme, le bouleau, le pin sylvestre et autres résineux. Cependant, la forêt a beaucoup souffert des tempêtes de décembre 1999 et d’août 2000, certaines parcelles étant ravagées à plus de 80%.

Parmi les arbres remarquables peuplant la forêt de Sénart, on peut citer le Chêne d’Antin, âgé de 650 ans (!!) et qui ne résista hélas pas à la « tornade » en 2000.

Cet arbre remarquable a inspiré Eugène Delacroix pour son tableau le « Combat de Jacob et de l’Ange », exposé à l’église St Sulpice de Paris.

Antin


Sénart, au XXIème siècle

La forêt de Sénart est aujourd’hui une forêt domaniale classée gérée par l’ONF [1]. Elle est très fréquentée par les franciliens, au milieu d’une zone urbaine qui se densifie. Cette fragilité a amené les collectivités à signer le 28 mai 2005 la « Charte forestière du massif de Sénart » [2], afin de tendre vers une meilleure adéquation entre biodiversité, gestion durable, accueil du public et aménagement du territoire en périphérie.

La forêt de Sénart devrait devenir dans les années à venir le principal carrefour de nombreuses liaisons vertes du sud parisien :

- Coulée verte Val d’Orge – Forêt de Sénart
- TransEuropéenne Paris – Forêt de Sénart
- L’allée royale reliant les forêts de Sénart et de Rougeau


La Faisanderie

Ancien relais de chasse du 18ème siècle, ce lieu héberge désormais de nombreuses expositions et représente le centre culturel niché au cœur de la forêt

ONF, Faisanderie de Sénart
91450 Etiolles
Tél : 01.60.75.54.17


A voir aussi :

- Site de l’ONF
- Plan de la forêt de Sénart

[1] Office National des Forêts

[2] voir http://www.asmsn.org/Archive/senart_orientations.htm

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