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Sans objet (Des robots et des hommes)

Date :Du 16 au 19 novembre 2010
Lieu :

La Coupole, Combs-la-Ville

Type :Spectacle

Aurélien Bory - Cie 111


Un gigantesque bras articulé industriel… Face à lui, deux circassiens… Qu’ont donc à se dire l’Homme et le robot ? Moins qu’une réponse manichéenne, surgit de cette « danse » entre l’Homme et la machine, une palette de postures à la beauté inattendue qui explore le devenir de l’Homme et sa capacité d’adaptation face à une machine qui tend à s’humaniser. Ici, pas de politique ni d’analyse sociale, mais plutôt une invitation à rêver autrement… On connaît la virtuosité technique et acrobatique des précédents spectacles d’Aurélien Bory. Après Plan B, Taoub, Les sept planches de la ruse servis par la beauté visuelle des scénographies et des lumières, Sans objet est son nouveau terrain de jeu, subtil, insolite et déroutant, qui nous ouvre encore une fois un espace plein d’inventions au service d’images inouïes.


Aurélien Bory : Au point de départ d’un spectacle, je cherche toujours à répondre à deux questions : « De quoi s’agit-il ? Et à quoi bon ? » Dans le même temps j’imagine l’espace scénique. La scénographie a toujours été centrale dans mes spectacles. Elle n’a pas une fonction décorative, mais une fonction d’action. Elle agit sur l’acteur, et réciproquement. La scène n’est-elle pas l’art de l’espace ?

Avec Sans objet j’ai voulu introduire sur scène un robot industriel ayant la force de déplacer des éléments de décor aussi bien que des acteurs. La machine devient un protagoniste à part entière. Il s’agit d’un bras articulé, mécanique. On va l’utiliser comme une « marionnette » – un être 100 % technologique – dans son dialogue avec un homme contemporain ordinaire. Ces personnages sont obligés de cohabiter sur scène, dans l’impossibilité de s’ignorer. C’est comme si l’homme d’aujourd’hui était composé de deux facettes : il est encore du côté de l’humain, mais de plus en plus dans la technologie. Ce rapport entre l’homme et la machine est en pleine évolution. Il ne s’agit pas de le juger, mais de le constater. Le robot est arrivé dans le monde industriel dans les années 70 ; l’idée est de l’extraire de son milieu en le plaçant sur scène. Ainsi, bascule-t-il dans le champ de l’art, de l’inutilité. Il devient « sans objet », acteur.

Sans objet peut signifier « inutile ». Ce titre renvoie aussi à la place laissée vide dans un champ informatique : l’intitulé « sans objet » d’un e-mail, l’indéterminé… Et si dans la surprise de sa danse avec l’homme, le robot déplacé de son contexte industriel – devenu fonctionnellement inutile – nous rappelait à la nature de l’art : être absolument sans objet ? Propos recueillis par Marie Bertholet pour le Théâtre Vidy-Lausanne.


mardi 16 à 20h30 - mercredi 17 et jeudi 18 à 19h30 - vendredi 19 à 20h30


http://www.scenenationale-senart.com

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