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Tété

Date :Jeudi 21 octobre 2010
Lieu :

La Coupole, Combs-la-Ville

Type :Concert / Festival de musique

Concert debout-assis


Tété, plus de cordes que de lettres pour l’un des grands écarts les plus réjouissants des années 2000. À Nancy comme à Paris, les amateurs de bière fraîche évoquent avec une nostalgie de vieux briscards cette époque bénie où l’on pouvait fumer une cigarette au comptoir tout en écoutant un jeune Tété totalement inconnu qui mêlait alors ses propres compos à des reprises de Keziah Jones ou Bob Marley. À l’heure des bilans et autres best-of de la décennie, force est de constater qu’À la faveur de l’automne est l’une des chansons les plus reprises dans les émissions de téléréalité par des apprentis vocalistes qui pensent que Bob Dylan est une marque de dentifrice et Macintosh un label de disques. Enfant discret de Gainsbourg, NTM et Hendrix, Tété remplit aujourd’hui les Zéniths du haut de ses chansons élégantes et enregistre à Portland avec la crème des musiciens US. L’air de rien.


Influences : Le succès phénoménal de Tété ne relève ni du hasard ni d’une quelconque chance. Sa capacité à renouveler la chanson française, genre musical qu’on pensait réservé à la génération bénéficiant de la retraite à 60 ans, lui permet de fédérer toutes sortes de publics autour de concerts frais et généreux.

Le secret de la méthode Tété ? Une capacité hors normes à intégrer toutes sortes d’influences musicales dans une écriture moderne et décomplexée. Au grand frère Keziah Jones, Tété emprunte une conception tout en percussion de la guitare, doublée d’un goût immodéré pour la liberté. Ses mots déjoués et ses phrases uppercuts doivent autant à la plume de Serge Gainsbourg qu’aux flèches hip hop de Public Enemy ou NTM. L’écoute intensive de Nina Simone et Tom Waits ont donné au jeune homme le goût de la mélancolie, plus proche de la saudade brésilienne que du blues poids lourd.

D’origine sénégalaise et antillaise, Tété n’oublie pas qu’il fait partie de la génération « sono mondiale » : le reggae de Bob Marley, jamais directement copié, contamine l’ensemble des chansons de Tété aussi bien rythmiquement qu’harmoniquement. L’enregistrement de son dernier album lui a donné l’occasion d’enrichir sa palette. Installé à Portland aux U.S.A. et acoquiné avec Steve Berlin, le producteur de John Lee Hoocker ou R.E.M., et une brochette de mercenaires velus de blues-rock-ricain, Tété a appris que la simplicité du riff de guitare était l’un des secrets les mieux gardés de la chanson populaire. Solide comme une phrase de Brassens, Tété est désormais prêt à influencer. Les autres.


jeudi 21 octobre à 20h30


http://www.scenenationale-senart.com

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