Mort : la légende du cinéma Bardot est morte : sex-symbol et mythe

Paris – Érotique, sexy et lascive : une image qui a fait de Brigitte Bardot un mythe. Aujourd’hui, la diva du cinéma est décédée à l’âge de 91 ans, comme l’a annoncé la Fondation Brigitte Bardot. En quelques années seulement, en tant que star de cinéma active, Bardot est entré dans l’histoire du cinéma.

« La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une grande tristesse le décès de sa fondatrice et présidente, Brigitte Bardot, actrice et chanteuse de renommée mondiale qui a décidé d’abandonner son illustre carrière pour consacrer sa vie et son énergie à la protection des animaux et à sa fondation », indique le communiqué.

Le porte-parole de la fondation a déclaré à la chaîne française BFMTV que l’actrice est décédée tôt dans la matinée aux côtés de son mari Bernard d’Ormale. Elle se trouvait donc dans sa résidence « La Madrague » à Saint-Tropez dans le sud de la France.

Le président français Emmanuel Macron a salué Bardot comme « une légende du siècle ». Elle incarnait une vie de liberté, a écrit Macron sur la plateforme X. « Existence française, splendeur universelle. Elle nous a touchés », peut-on lire dans le message. Il a rappelé, entre autres, ses films, sa voix, sa renommée et sa généreuse passion pour les animaux.


La cause du décès n’a pas été initialement annoncée. Ces derniers mois, Bardot avait été hospitalisé pour une intervention chirurgicale mineure. Selon les médias, elle était de nouveau à la clinique peu de temps après. A cette époque, sa direction avait rassuré le public sur son état de santé.



Icône du cinéma français

Bardot a fait sa percée internationale en tant qu’actrice avec « And the Woman Always Lures ». Bardot y incarne un orphelin de 18 ans qui fait tourner les têtes des hommes. Dans le film de Roger Vadim, réalisé au milieu des années 1950, elle repousse les limites de ce qui était alors permis en matière de sexualité devant la caméra.

Bardot a montré sa peau et son charisme érotique avec naturel et liberté dans des films tels que « Le Mépris » de Jean-Luc Godard (1963), « La Vie privée » de Louis Malle (1962) et « La Vérité » d’Henri-Georges Clouzot (1960). D’autres films dans lesquels la jeune fille à queue de cheval est devenue une star internationale sont « Une femme comme Satan » (1959) et « Avec les armes d’une femme » (1958). Elle laisse derrière elle plus de 45 films à la postérité.

Se retirer des projecteurs

Au sommet de sa carrière, en 1973/74, Bardot fait ses adieux au monde du cinéma. Elle en avait assez du battage médiatique des stars. « Je déteste les gens. Je trouve mon équilibre dans la nature, en compagnie des animaux », explique-t-elle.

BB, comme l’actrice était également connue de son public, s’est retirée dans sa villa de la Côte d’Azur et a consacré sa vie aux animaux. Pour lutter contre leurs mauvais traitements, elle fonde au milieu des années 1980 la Fondation Brigitte Bardot.

L’organisation de protection des animaux Peta en France a reconnu l’engagement de Bardot envers les animaux. « Nous savons que sa fondation et tous ceux qui ont été inspirés par son engagement continueront à la défendre avec leur cœur et leur voix », a déclaré l’organisation.

L’actrice est née à Paris le 28 septembre 1934 et est issue d’une famille catholique. Jeune fille, elle commence une formation de danseuse de ballet, puis à l’âge de 15 ans elle est découverte comme modèle photo et devient l’un des mannequins les plus recherchés.

Sa beauté sensuelle a été remarquée pour la première fois par le réalisateur Jean Boyer, qui l’a présentée pour la première fois devant la caméra pour « Le Trou Normand ». C’était en 1952. Après cela, elle enchaîna les films.

En plus du travail cinématographique, Bardot découvre également le monde de la chanson. Elle est surtout connue pour les chansons provocatrices du chanteur, acteur et compositeur Serge Gainsbourg. L’une des chansons les plus célèbres qu’il a écrites pour elle est « Harley Davidson ».

Radicalisation tardive

Bardot a mené une existence de jet-set jusqu’à la fin de sa carrière cinématographique. Elle a vécu et aimé sans vergogne et a ouvert la voie à la révolution sexuelle grâce à sa féminité autodéterminée. Elle était en couple avec Gainsbourg, avait une relation avec son collègue acteur Jean-Louis Trintignant et s’est mariée à plusieurs reprises, notamment avec l’industriel et playboy Gunter Sachs.

En 1992, elle épouse un ami et conseiller de Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d’extrême droite Front national (aujourd’hui RN, Rassemblement National). L’actuel chef du RN, Jordan Bardella, l’a qualifiée de « patriote passionnée ». Elle incarne une certaine idée de courage et de liberté, a-t-il écrit sur X. Marine Le Pen a également fait part de ses regrets. « Elle était incroyablement française : libre, indomptable, complètement elle-même. Elle va beaucoup nous manquer », a-t-elle partagé dans un post sur X.

Bardot n’a pas caché ses positions d’extrême droite. Au cours des dernières années de sa vie, elle a fait la une des journaux, principalement à cause de ses déclarations misanthropes et de ses publications contre les homosexuels, la gauche française, les sans-abri et les immigrés clandestins.