Dix-huit États, dont la France et l’Espagne, ont accusé Israël d’utiliser une série de mesures pour annexer progressivement la Cisjordanie. Les actions du gouvernement israélien font « partie d’une stratégie claire visant à changer la réalité sur le terrain et à promouvoir une annexion de facto inacceptable », indique un communiqué conjoint publié lundi, signé par la France, l’Espagne, l’Égypte, le Brésil, l’Arabie saoudite et la Turquie, entre autres.
« De telles mesures constituent une attaque délibérée et directe contre la viabilité d’un État palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux États », poursuit le communiqué.
Israël : enregistrement des terres de Cisjordanie comme « propriété de l’État »
Le gouvernement israélien a récemment décidé de prendre plusieurs mesures pour étendre son contrôle sur la Cisjordanie. La semaine dernière, le Cabinet a approuvé un processus visant à enregistrer les terres en Cisjordanie comme « propriété de l’État ».
Les nouveaux plans de colonisation ont été vivement critiqués au niveau international. La semaine dernière, 85 États membres des Nations Unies ont déclaré que les actions d’Israël contredisaient le droit international et devaient être « immédiatement annulées ». Rosemary DiCarlo, haut responsable de l’ONU, a décrit cette décision comme une « annexion progressive de facto de la Cisjordanie ».
En Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, environ trois millions de Palestiniens et plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies et des avant-postes illégaux au regard du droit international. La construction de colonies israéliennes en Cisjordanie a récemment atteint un record. L’ONU et de nombreux pays arabes et occidentaux ont fermement condamné les actions d’Israël et ont appelé à l’arrêt de la construction de colonies.