À cause du « Conseil de paix » : Trump menace la France de droits de douane de 200 %



Washington/Paris – En raison des hésitations de la France à rejoindre le « Conseil de paix » pour la bande de Gaza, le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 200 pour cent sur le vin et le champagne. Le plan de paix stipule que l’organisme supervisera, entre autres choses, un gouvernement de transition pour la zone côtière détruite. La France a confirmé lundi avoir reçu une invitation. Les proches de l’Élysée ont déclaré qu’ils étudiaient le cadre juridique proposé avec des partenaires, mais qu’ils n’avaient pour l’instant pas l’intention d’accepter l’offre.

Interrogé par un journaliste de Miami sur ce qu’il pensait de la position du président Emmanuel Macron, Trump a répondu : « Eh bien, personne ne veut de lui parce qu’il va quitter ses fonctions très bientôt. » Si la France ne rejoint pas l’organisme, elle imposera des droits de douane punitifs, a déclaré Trump. Ensuite Macron rejoindra – « mais il n’est pas obligé ».

La France a rejeté les menaces tarifaires de Trump. Des proches de Macron à Paris ont déclaré que les propos du président américain sur le vin et le champagne avaient été pris en compte. « Comme nous l’avons constamment souligné, les menaces tarifaires visant à influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces. »

La France élira un nouveau président au printemps 2027. Le président sortant Macron n’est pas autorisé à se représenter car la constitution n’autorise que deux mandats consécutifs ; il est en fonction depuis 2017.

La Cour suprême se prononce sur les tarifs

La politique tarifaire de Trump est juridiquement controversée aux États-Unis. Les droits de douane qu’il a imposés à des dizaines de partenaires commerciaux en vertu d’une loi d’urgence de 1977 sont actuellement examinés par la Cour suprême des États-Unis. La question est de savoir si Trump a outrepassé son autorité. Cela implique également des droits de douane sur les produits de l’UE. Une décision de la Cour suprême est toujours en attente.