Paris – La lutte qui a duré des mois en France sur le budget de cette année est terminée. Le gouvernement minoritaire dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu a survécu à deux autres votes de censure de l’opposition à l’Assemblée nationale en raison du conflit budgétaire. Seuls 260 ou 135 députés sur 577 ont retiré leur confiance au gouvernement central. Le budget 2026 est désormais officiellement approuvé – et le gouvernement reste en place.
Les votes étaient demandés par la gauche, les Verts et les communistes d’un côté et les nationalistes de droite de Marine Le Pen de l’autre. Ils se plaignent que Lecornu ait fait passer le budget de l’année en cours à l’Assemblée nationale sans vote final, en utilisant un article spécial de la constitution française. Il souhaitait en fait éviter une telle approche, souvent critiquée par l’opposition comme étant antidémocratique. Cependant, malgré de longues négociations, aucun compromis n’a été trouvé sur le budget.
Signal positif pour l’économie et l’UE
Selon le texte maintenant approuvé, le déficit budgétaire du pays lourdement endetté devrait être réduit à cinq pour cent du produit intérieur brut. Bien qu’à l’origine il y ait eu des objectifs plus ambitieux en matière de budget d’austérité, l’économie française et les pays partenaires de l’UE vont probablement s’en féliciter. Une procédure européenne pour déficit est actuellement en cours contre la France en raison de sa dette.
Ces dernières semaines, Lecornu et son gouvernement ont déjà survécu à quatre votes de censure concernant certaines parties du budget. Comme Lecornu avait obtenu le soutien des socialistes par des concessions, on s’attendait déjà à ce qu’il ne perde pas leur confiance. Les prédécesseurs de Lecornu, François Bayrou et Michel Barnier, ont quitté leurs fonctions à la suite d’un différend budgétaire au Parlement. Désormais, l’homme de confiance du président Emmanuel Macron peut également se consacrer à d’autres dossiers : un petit remaniement gouvernemental est probable car certains membres du cabinet, comme la ministre de la Culture Rachida Dati, se présentent aux élections locales françaises de mars.