Paris – Le milliardaire de la tech Elon Musk a évité une convocation à Paris dans le cadre d’une enquête sur sa plateforme en ligne X en France. Le parquet de Paris a confirmé que Musk ne s’était pas présenté au rendez-vous, comme l’ont rapporté les médias français. « Sa présence ou son absence ne constitue pas un obstacle à la poursuite de l’enquête », a précisé le parquet. Ni Musk ni l’ancienne patronne de X Linda Yaccarino, également convoquée, n’ont été obligés de comparaître à l’audience libre.
Sur quoi portent les enquêtes contre X en France ?
Le parquet de Paris enquête sur X depuis environ un an en raison d’allégations selon lesquelles les algorithmes du réseau social auraient été modifiés pour accorder davantage d’attention aux contenus d’extrême droite. Il existe également des allégations de négationnisme et d’images sexualisées. Il s’agit d’images sexualisées de femmes et d’enfants créées par le chatbot IA Grok, appelées deepfakes, qui ont suscité beaucoup d’indignation internationale. Les deepfakes sont des vidéos, des images ou des fichiers audio créés à l’aide de l’IA qui semblent faussement réels, mais ne le sont pas.
Après les perquisitions, X a répondu que les allégations étaient « sans fondement ». L’entreprise nie « tout acte répréhensible ». La recherche met en danger la liberté d’expression et X veut défendre ses propres droits fondamentaux et ceux des utilisateurs. En réponse à X, Musk a même insulté les enquêteurs français en les qualifiant de « handicapés mentaux ».
Le gouvernement américain soutient Musk et s’en prend à l’Europe
Musk est connu pour ses opinions politiques de droite. Il affirme depuis longtemps que la liberté d’expression concernant de telles opinions est restreinte en Europe. Il a reçu un certain soutien du vice-président américain JD Vance. Outre la France, il existe également plusieurs enquêtes et procédures contre la plateforme de Musk sur la base des lois européennes sur le numérique. Le gouvernement américain du président Donald Trump affirme que Bruxelles pratique la censure.
Le Wall Street Journal a fait état vendredi d’une lettre du ministère américain de la Justice dans laquelle la justice américaine soutient X et considère que les enquêtes de Paris violent le premier amendement de la Constitution américaine sur la liberté d’expression. Selon le journal, le ministère de la Justice a déclaré aux forces de l’ordre françaises qu’il ne soutiendrait pas leur enquête sur la plateforme d’Elon Musk.
Paris veut que la Plateforme X fonctionne conformément à la loi
Comme l’a expliqué le parquet de Paris après la perquisition des locaux de X en février, le but de l’enquête était de s’assurer que la plateforme X opérait en France conformément au droit français. L’assignation de Musk et Yaccarino a pour but de leur donner l’opportunité de présenter leur position et, le cas échéant, les mesures envisagées pour se conformer à la réglementation.