Le blocage du détroit d’Ormuz démontre comment une crise régionale peut avoir des répercussions mondiales, a averti mercredi à Pékin un responsable du ministère français des Armées, qui a défendu la liberté de navigation au Moyen-Orient et dans l’Indo-Pacifique.
Sébastien Vallette prit la parole lors de la première session plénière du Forum Xiangshan, principal rendez-vous annuel de diplomatie militaire organisé par la Chine, dédié à l’ordre international et à la stabilité stratégique.
Le responsable français a affirmé que l’ordre international traverse une « crise systémique », due à l’agression et à la tendance à considérer le droit international comme « optionnel ».
Dans ce contexte, il a désigné le blocage du détroit d’Ormuz comme « un exemple marquant » des répercussions mondiales d’un conflit, soulignant que, dans un monde globalisé, aucun pays ne peut se croire à l’abri des effets indirects.
Le détroit d’Ormuz, une voie cruciale pour le transport d’énergie, demeure bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël, tandis que Washington maintient un blocus naval contre la République islamique.
Vallette a affirmé que la France conserve des moyens de déminage à proximité du détroit d’Ormuz et des escortes prêtes à être mobilisées avec ses partenaires « dès que les conditions de sécurité le permettent ».
Le représentant français a rappelé le détachement du groupe de combat du porte-avions français, dont l’objectif, a-t-il déclaré, était de contribuer à sauvegarder la liberté de navigation dans la mer Rouge, dans le golfe Persique et en mer de Chine méridionale.
Vallette a également abordé la guerre en Ukraine, affirmant que la France a défendu les droits de Kiev au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale des Nations unies et apporté une aide financière, militaire et humanitaire depuis l’invasion russe.
Le responsable a ajouté que Paris n’hésitera pas à fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine lorsque cessera le cessez-le-feu dans le conflit, et que Pékin a adopté une position ambiguë depuis le début, tout en approfondissant ses relations avec Moscou.