Le délinquant en série allemand Martin N., connu sous le nom de « l’homme au masque », fait appel de sa condamnation pour le meurtre d’un garçon. Il a nié le crime jusqu’au bout.
L’auteur allemand en série Martin N., reconnu coupable du meurtre d’un Français de dix ans, a fait appel. C’est ce qu’a confirmé son avocate Marie-Emmanuelle Beloncle jeudi. L’homme de 55 ans, surnommé « l’homme au masque », purge actuellement une peine d’emprisonnement à perpétuité en Allemagne. Il avait avoué le meurtre de trois garçons âgés de huit, neuf et 13 ans. Il a toutefois nié jusqu’au bout le meurtre de Jonathan, dix ans, lors du procès de Nantes, dans l’ouest de la France, en mai et juin.
Les juges ont également condamné Martin N. à une détention préventive ultérieure et lui ont finalement interdit de séjour en France. Ils considéraient qu’il était prouvé qu’il avait tué l’enfant de dix ans.
Dans son plaidoyer, le ministère public a souligné que le meurtre portait les « caractéristiques criminelles » du prévenu. De nombreux indices pointent vers son agresseur.
Condamné à la prison à vie pour le meurtre de trois garçons
Martin N. de Brême a été condamné à la prison à vie en Allemagne en 2012 pour le meurtre de trois garçons. La peine prononcée par le tribunal français « sera prise en compte à l’avenir s’il s’avère nécessaire de réduire la peine en Allemagne », a souligné le procureur.
Le cas Jonathan est similaire aux crimes que N. a avoué en Allemagne : le garçon a disparu la nuit d’une école de campagne à Saint-Brévin-les-Pins, dans l’ouest de la France. Son corps dévêtu a été retrouvé dans un lac un mois et demi plus tard, lesté d’un bloc de béton.
Un ancien codétenu de N. a témoigné au procès qu’il lui avait avoué le crime.
Le nom « Mask Man » remonte au fait que N. portait généralement des vêtements noirs et une cagoule lorsqu’il pénétrait par effraction dans des camps scolaires et des camps de tentes dans le nord de l’Allemagne et y abusait sexuellement des garçons. Lorsque les enfants concernés ont parlé d’un « homme noir », leurs déclarations n’ont d’abord pas été prises au sérieux.