La France a imposé une interdiction d’entrée au ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich. La raison : son soutien aux colonies et aux projets d’annexion en Cisjordanie.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, n’est plus autorisé à entrer en France (photo d’archive).
Ohad Zwigenberg/AP/dpa
« Il s’agit d’une politique que la grande majorité de la communauté internationale, qui adhère à la solution à deux États, ne peut accepter », a souligné M. Barrot. La France interdit également l’entrée sur le territoire à quatre personnes responsables d’organisations de colons et à 21 colons violents. La France, ainsi que plusieurs autres pays, dont la Grande-Bretagne, le Canada et l’Australie, imposent de nouvelles sanctions contre les responsables de la promotion de l’implantation israélienne en Cisjordanie et des violences dans la région, a déclaré le ministre. Il n’a fourni aucun détail sur les personnes ou les organisations concernées.
La France a déjà imposé une interdiction d’entrée à Ben Gvir
Smotrich est le deuxième ministre israélien à se voir interdire l’entrée à Paris. La France a interdit au ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben Gvir, d’entrer dans le pays en mai après la publication d’une vidéo dans laquelle il traitait de manière humiliante les activistes arrêtés de la flotte humanitaire de Gaza. Dans les images diffusées par Ben Gvir, des dizaines de militants ont été vus ligotés et à genoux sur le pont d’un navire militaire. Le ministre d’extrême droite nargue les militants et agite un drapeau israélien. Ben Gvir et Smotrich appartiennent à la coalition de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qu’elle a déclenchée, la violence a également considérablement augmenté en Cisjordanie. Depuis, au moins 1.080 Palestiniens ont été tués sur le territoire palestinien par des soldats israéliens ou des colons, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres du ministère palestinien de la Santé. Selon Israël, au moins 46 Israéliens – soldats et civils – ont été tués dans la zone au cours de la même période.